Eglise Saint-Michel

L’église romane, construite vraisemblablement au XIIe siècle, jadis fortifiée, est agrandie au XVIIe siècle est refaite en partie au XIXe siècle. Puis, magnifiquement restaurée en 1992, elle sert aujourd’hui de lieu culturel. De son origine romane, la voûte en cul-de-four subsiste. L’extérieur, modeste, est orné d’un bandeau et de modillons muets. Le portail à l’ouest est occulté et reconstruit sur le flan sud de l’édifice au XVIIIe siècle. Célèbre pour son pèlerinage dédié à Saint Jean Baptiste, un étrange rituel s’y déroulait. On y emmenait les malades, surtout les enfants. Ils devaient passer dans un trou creusé dans la muraille derrière le maître-autel, appelé la veyrine. Il s’agit là d’une ouverture pratiquée dans les murs des églises de campagne girondines dédiées à Saint Michel. Les enfants y passaient neuf fois de suite pour être guéris de l’énurésie, l’épilepsie, du marasme ou des écrouelles. Un arrêté rendu par l’administration centrale de la Gironde, en frimaire de l’an VII, ordonne la fermeture de toutes les veyrines qui se trouvaient encore dans le département.
Inscription du Vigier

Chevet de l’église Saint-Michel

 Sur le chevet, un homme a apposé son nom : «  en 1599, Jammet Delaunay vigier ». Le vigier est une sorte de sacristain. La gestion de l’église était communautaire depuis au moins le XVIe siècle. Tout ce qui concernait le temporaire de l’église, c’est-à-dire l’entretien des biens meubles et immeubles, ainsi que les divers achats, était en partie assuré par les paroissiens. Tous les ans, les paroissiens se réunissaient à la sortie de la messe en assemblée et ils élisaient un vigier chargé de la garde des ornements sacerdotaux et de l’entretien de l’église. Jammet Delauney, se sentant investi d’une mission, grava sans doute son nom afin que son dévouement à cette charge passe à la postérité.